Le groupe d’aucy s'engage à arrêter l’œuf de poules en cage d’ici 2025
30 novembre 2017

Le groupe d’aucy s'engage à arrêter l’œuf de poules en cage d’ici 2025

Theix, le 30 novembre 2017. Le groupe d’aucy est à l’écoute des attentes de ses clients et accompagne durablement ses adhérents agriculteurs dans toutes les évolutions de marchés. Ces derniers mois les données de marché à la disposition du groupe montrent que beaucoup de ses clients se sont engagés à cesser leurs approvisionnements en œufs de poules élevées en cage, pour la plupart d’ici 2025. Considérant que ce mouvement est désormais irréversible, le groupe d’aucy a décidé d’anticiper dès aujourd’hui cette évolution lourde de conséquences pour ses adhérents agriculteurs en les accompagnant pour passer d’ici 2025 à 100% d’œufs de poules élevées au sol, en plein air, bio et labels.

Une tendance de fond que le groupe d’aucy doit anticiper

Depuis plusieurs années, pour répondre aux attentes des consommateurs, de nombreux acteurs utilisant des œufs ont commencé à revoir leur politique d’achat pour progressivement privilégier des œufs de poules élevées hors cage. Cette tendance s’est confirmée ces 12 derniers mois, au point que tous les grands distributeurs et de nombreux acteurs industriels et de la restauration hors domicile se sont désormais engagés à cesser leurs approvisionnements en œufs de poules élevées en cage, pour la plupart d’ici 2025.

Le groupe d’aucy et ses adhérents agriculteurs avaient commencé à s’adapter à ces évolutions en proposant de plus en plus d’œufs issus d’élevages alternatifs (avec des poules élevées au sol, en plein air, bio et labels), qui représentent 32% de la production en 2017, afin de satisfaire toutes les demandes de ses clients. Le groupe d’aucy souhaite désormais aller plus loin pour anticiper les besoins de ses clients ces 10 prochaines années.

« Nous considérons que le mouvement va s’accélérer et qu’il est irréversible. Nous avons donc décidé d’anticiper dès aujourd’hui cette évolution de fond avec nos adhérents agriculteurs en les accompagnant pour passer d’ici 2025 à 100% d’oeufs issus d’élevages alternatifs. Ne pas anticiper ce changement annoncé conduirait inévitablement la filière œufs du groupe et ses producteurs dans une impasse, » précise Vincent Lecouffe, Directeur de la branche Œuf du groupe d’aucy.

Un indispensable accompagnement dans le temps des agriculteurs et de la filière

Les conséquences de cet engagement rendu nécessaire par l’évolution des attentes de nos clients sont en effet importantes pour la filière et les 29 adhérents agriculteurs concernés. Ces derniers se sont souvent endettés lourdement pour acheter de nouveaux matériels lors du passage aux nouvelles normes réglementaires pour les cages en 2012. Cette conversion n’est donc possible que si on laisse le temps nécessaire, jusqu’en 2025, aux éleveurs pour rembourser leurs investissements précédents.

« Avec mes collègues éleveurs de poules, nous nous sommes endettés en moyenne de 2,5 millions d’euros pour mettre nos exploitations aux normes en 2012. Nous prévoyons de rembourser ces emprunts d’ici 2025, mais il serait impossible pour nous de le faire avant, sauf à mettre la clé sous la porte. La démarche du groupe d’aucy nous laisse du temps et c’est important parce que derrière tout effet d’annonce, il y a des familles qui doivent vivre de leur métier tout en le faisant évoluer, » explique David Joubier, éleveur de poules pondeuses pour le groupe d’aucy et président groupement producteurs d’œufs du groupe d’aucy

Ce processus nécessitera la conversion des élevages actuellement en cages vers des élevages au sol, plein air, bio ou labels en fonction des possibilités offertes par l’exploitation et son environnement, en intégrant les critères clés de bien-être animal.

« Il est hors de question que les agriculteurs soient la variable d’ajustement de ce processus. Le groupe d’aucy va dès maintenant travailler avec l’ensemble des acteurs de la filière, notamment les acteurs bancaires et ses clients, pour trouver des solutions avec et pour nos adhérents agriculteurs. Au cours de cette période de transition, la contractualisation avec les clients doit se faire sur la base d’un prix juste qui permette le remboursement des montants dus et le réinvestissement dans des modes élevages correspondants aux attentes des consommateurs, » rappelle Vincent Lecouffe.

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